La grâce
Au mois de janvier, j’ai terminé mon article en vous donnant un exemple de quelle manière nous pouvons nous placer sous le fardeau d’une loi qui nous prive de la grâce de Dieu. Je veux élaborer un peu plus sur ce point ce mois-ci.

La différence entre une personne qui jouit de la grâce de Dieu et celle qui est sous le fardeau d’une loi religieuse se retrouve toujours au niveau du motif qui sous-tend l’action posée. La personne peut s’être imposée cette loi elle-même ou se l’être faite imposer par une dénomination religieuse. De quelque manière que cela se produit, le résultat est le même. Cette personne pose des actions pour s’assurer qu’elle mérite ce que Dieu veut lui donner.

Une loi sous-entend une obligation de faire quelque chose à la perfection afin de recevoir la récompense qui s’ensuit ou d’éviter le châtiment en conséquence de sa transgression. Si vous assistez à des soirées de prières parce qu’on vous a dit qu’il faut prier sans vraiment en comprendre les bénéfices et que dès que vous manquez une fois on vous fait sentir que vous avez commis un manquement sérieux ou qu’on vous dit que vous devez venir parce que c’est un ordre, vous êtes sous le fardeau d’un loi.

Si vous avez développé un rituel personnel qui consiste à lire la Parole deux heures chaque matin et à prier ensuite pendant une heure avant de vous sentir autorisé à commencer à accomplir les tâches de la journée parce que sans cela vous croyez que Dieu vous désapprouvera, vous vous êtes placé sous le joug d’une loi. Vous croyez que vous allez recevoir de Dieu selon le temps passé à accomplir ces actions et le coeur n’y est pas? C’est devenu une obligation qui déclenche la culpabilité lorsqu’un contre-temps vous empêche de l’accomplir ? Vous avez tous les symptômes qui découlent du fardeau d’une loi religieuse.

Il est essentiel pour notre croissance spirituelle de lire la Parole de Dieu, de la méditer et d’agir selon ce que la Parole enseigne. Cependant, lisons-nous la Bible comme on fait un devoir de français ou la lisons-nous avec un coeur assoiffé de connaître Dieu parce que nous l’aimons et voulons développer une relation personnelle et profonde avec lui. Le faisons-nous parce que nous savons que notre bonheur en dépend ou pour être approuvé?

Nous devons mettre en pratique tout ce que la Parole de Dieu nous enseigne, mais le faisons-nous pour nous donner bonne conscience ou parce que nous reconnaissons la bénédiction qui en découle et désirons porter du fruit par amour pour Dieu?

Il est écrit que nous ne méritons rien et que le salut est un don gratuit. C’est par amour pour le monde que Dieu a donné son Fils unique en sacrifice sur la croix afin que tous ceux qui croiront en lui aient la vie éternelle. (Jean 3.16)

Il n’y a rien que nous puissions faire pour être justifié si nous croyons en Jésus et qu’il est notre Sauveur et Seigneur. Dès que nous sommes nés à nouveau nous sommes devenus le juste de Dieu. Ce qui veut dire être justifié. De plus Dieu a dit que son juste vivra par la foi. Il n’a pas dit que vivrons par les oeuvres. Par contre, celui qui est justifié et pardonné est tellement reconnaissant qu’il veut accomplir les oeuvres que Dieu a préparées d’avance parce qu’il a la foi. « C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2.8)

C’est par la grâce de Dieu que nous avons été sauvés et personne ne peut se glorifier d’avoir eu le mérite d’accepter de reconnaître Jésus comme son Sauveur parce que là encore, par la grâce de Dieu, nous avons reçu la foi nécessaire pour le faire.

Se placer sous la loi correspond à prendre la responsabilité de sa sanctification, de croire que c’est par nos efforts que nous réussirons à obéir et à se soumettre à la volonté de Dieu. Pire, c’est de croire que nous pouvons faire quelque chose par nous-même dans quelque domaine que ce soit. Jésus a dit que nous ne pouvions rien faire sans lui. « Moi, je suis le cep ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, porte beaucoup de fruit, car sans moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15.5)

Quelle bénédiction. Notre rôle consiste à demeurer accroché au cep et de porter le fruit qui est produit par le cep. Jésus qui est le cep est celui qui produit le fruit et il nous a fait la grâce de le porter. Quel mérite avons-nous pour recevoir pareille faveur. Aucun. C’est la grâce de Dieu qui nous a accroché au cep et qui nous garde accrochés si nous continuons à obéir à la Parole et permettre à Dieu d’être en charge de notre vie. Les branches d’un arbre ne peuvent pas se glorifier d’avoir fait un effort pour pousser sur le tronc et encore moins pour y demeurer. C’est le tronc qui fait tout le travail. Plus le tronc est en santé, plus les branches portent d’abondants et beaux fruits. Nous pouvons nous réjouir parce que le cep qui nous a produit est parfait et puissant, rien ne peut l’affaiblir.

Il est fondamental pour tout croyant de comprendre clairement ce qui est important aux yeux de Dieu.

Le mois prochain nous verrons ce que représente la grâce Dieu et comment constamment s’y soumettre. Oui, nous devons nous soumettre à la grâce de Dieu. C’est un processus que d’apprendre à se soumettre à la grâce de Dieu. Sans la grâce de Dieu, être chrétien devient une expérience pénible. C’est extraordinaire de marcher avec Dieu lorsque nous comprenons ce que sa grâce représente.